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L'accident ischémique transitoire (AIT) est causé par une interruption, de brève durée, de la circulation du sang dans une partie du cerveau.

Un accident vasculaire cérébral (AVC), aussi appelé « attaque cérébrale », est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau entraînant la mort de cellules cérébrales. Il se manifeste par une perte soudaine et rapide d'une ou plusieurs fonctions cérébrales.

L'accoutumance est un phénomène dans lequel l'organisme développe une tolérance face à un médicament ou une drogue. Pour obtenir le même effet, la dose doit être augmentée.

L'acétylcholine est un neurotransmetteur excitateur qui intervient dans le cerveau et dans le système nerveux parasympathique, lequel fait partie du système nerveux autonome.

L’addiction est "un processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir et de soulager un malaise intérieur, et qui se caractérise par l’échec répété de son contrôle et sa persistance en dépit des conséquences négatives".

Le concept d'agentivité désigne, selon le psychologue américain Albert Bandura, la capacité des individus à être des agents actifs de leur propre vie, c'est-à-dire à exercer un contrôle et une régulation de leurs actes.

L'agnosie est une perte de la capacité de reconnaître des objets, des personnes, des sons, des formes ou des odeurs qui se produit en l'absence d'une altération du sens spécifique ou d'une perte de mémoire significative.

L'agoraphobie est, selon les critères diagnostiques du DSM-5, caractérisée par une peur et une anxiété concernant différentes situations dans lesquelles il pourrait être difficile de s'échapper ou l'aide pourrait ne pas être disponible en cas de symptômes de panique ou d'autres symptômes incapacitants ou embarrassants.

L'abus d'alcool est un mode d’utilisation inadéquat de l’alcool conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative.

La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative caractérisée un déclin progressif de la mémoire et des fonctions cognitives conduisant à une perte progressive d’autonomie (critères diagnostiques). Elle est précédée par un déficit cognitif léger.

L'amnésie est une incapacité de se rappeler des informations autobiographiques importantes qui est plus sévère que l'oubli ordinaire. Amnésie antérograde Une amnésie antérograde est une perte de la mémoire des faits récents survenus après le début de la cause de cette perte. Amnésie dissociative L'amnésie dissociative est caractérisée par une incapacité à évoquer des souvenirs personnels importants, habituellement traumatiques ou stressants, cette incapacité ne s'expliquant pas par une mauvaise mémoire. Amnésie rétrograde Une amnésie rétrograde est une perte de la mémoire des faits anciens survenus avant le début de la cause de cette perte.

L'amusie est un déficit des compétences musicales pouvant aller jusqu’à l’incapacité à reconnaître des mélodies simples.

Le terme de personnalité anankastique est utilisé dans la CIM-10 pour le trouble de personnalité obsessionnelle-compulsive.

Le syndrome d'Asperger est caractérisé par une altération de l'interaction sociale et le développement de modes de comportements, d'activités et d'intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés.

La dépersonnalisation est une altération de la perception ou de la conscience de soi qui se manifeste par un sentiment de détachement de soi-même et par le sentiment de percevoir son corps ou son esprit à distance (p. ex., comme de se sentir dans un rêve).

La dépression est un ensemble de signes regroupés en fonction de la personnalité́ de l’individu, de son histoire personnelle et familiale, de son environnement, du contexte et qui, sous le regard spécialisé du médecin, et en référence à des critères acceptés internationalement, seront éventuellement considérés comme des symptômes dont la combinaison permettra d’évoquer un diagnostic de dépression. Certains la qualifie comme « une incapacité́ à vivre le quotidien, à habiter, à penser, à travailler, à se préoccuper des siens, à s’occuper, à manger, à dormir, à faire l’amour ». Et ces incapacités sont vécues douloureusement.

La dépression majeure, aussi appelée dépression caractérisée, consiste en un épisode dépressif qui tranche avec le fonctionnement habituel de la personne et qui est caractérisé par une humeur dépressive et/ou une perte d'intérêt pendant au moins deux semaines associées à d'autres symptômes de dépression.

Le terme "déprime" désigne le plus souvent une humeur dépressive ou une perte d'intérêt sans que soient nécessairement réunis les critères diagnostiques d'une dépression au sens médical.

La dopamine est un neurotransmetteur du cerveau intervenant notamment dans la motivation, la motricité et les addictions.

La dyscalculie est un trouble spécifique de l'apprentissage du calcul et des mathématiques.

La dysmorphophobie ou peur d'une dysmorphie corporelle est une préoccupation concernant un défaut imaginaire de l'apparence physique. Si un défaut physique est apparent, la préoccupation est manifestement démesurée.

Le syndrome de fatigue chronique (SFC), aussi appelé encéphalomyélite myalgique, est caractérisé par une très grande fatigue et plusieurs autres symptômes (difficultés de concentration, douleurs...) qui ne sont pas améliorés par le repos au lit et qui peuvent être aggravés par une activité physique ou un effort mental.

La fatigue décisionnelle réfère à la détérioration de la qualité des décisions après une longue session à prendre des décisions.

La fugue dissociative est caractérisée par un départ soudain et inattendu de son milieu de vie habituel, s'accompagnant d'une incapacité à se souvenir de son passé et d'une confusion concernant son identité personnelle ou bien l'adoption d'une nouvelle identité.

La gélotophobie est une phobie de faire rire de soi.

Les hallucinations sont des expériences semblables à la perception qui se produisent sans stimulus externe. Elles sont vives et claires, avec toute la force et l'impact des perceptions normales, et ne sont pas sous contrôle volontaire.

Les hallucinations auditives font partie des hallucinations psychosensorielles au même titre que les hallucinations visuelles, olfactives ou tactiles. On distingue généralement les hallucinations auditives (bruits, sons) des hallucinations acoustico-verbales (voix qui s’adressent directement au sujet souvent sur un ton directif, voir injurieux ou moqueur).

Le trouble de la personnalité histrionique est caractérisé par des réponses émotionnelles excessives et une quête d'attention.

Le terme hyperactivité réfère à une activité motrice excessive lorsque ce n'est pas approprié, ou encore une "bougeotte" ou un bavardage excessif.

L'hyperphagie boulimique est un trouble du comportement alimentaire défini par des épisodes récurrents de consommation de quantités de nourriture significativement supérieures à ce que la plupart des gens consommeraient dans des circonstances similaires, avec des épisodes marqués par un sentiment de manque de contrôle.

Les médicaments hypnotiques sont des somnifères. Ils regroupent différentes classes de médicaments, dont les benzodiazépines, qui visent à réduire la vigilance et faciliter l’installation et le maintien du sommeil.

L'hypocondrie est une préoccupation excessive centrée sur la crainte ou l'idée d'être atteint d'une maladie grave, fondée sur l'interprétation erronée de symptômes physiques.

Une idée délirante (ou un délire) est une croyance erronée fondée sur une déduction incorrecte concernant la réalité extérieure, fermement soutenue en dépit de l'opinion très généralement partagée et de tout ce qui constitue une preuve incontestable et évidente du contraire.

L'intéroception est la perception des signaux qui proviennent du corps (faim, soif, température, douleur, rythme cardiaque…).

La misophonie est caractérisée par de fortes réactions négatives (dégoût, agacement…) à des sons spécifiques.

Le syndrome de Münchhausen est un trouble psychiatrique dans lequel une personne produit intentionnellement ou fausse des symptômes somatiques afin d'être considérée comme malade ou blessée.

Selon l'Association de Musicothérapie du Canada, la musicothérapie est l'utilisation qualifiée de la musique et d'éléments musicaux pour promouvoir, maintenir et restaurer la santé mentale, physique, émotionnelle et spirituelle.

Le mutisme sélectif a pour caractéristique essentielle l'incapacité régulière d'une personne à parler dans des situations sociales spécifiques où elle est supposée parler (p. ex., à l'école, avec des camarades) alors qu'elle parle dans d'autres situations.

La mysophobie est la phobie d'être contaminé(e) au contact de microbes ou de saleté.

La mythomanie ou mensonge pathologique désigne une propension au mensonge compulsif.

Le neuroticisme, ou névrotisme, réfère à une tendance à vivre des émotions négatives (colère, hostilité, dépression, anxiété).

La pair-aidance repose sur l’entraide entre personnes souffrant ou ayant souffert d’une même maladie, somatique ou psychique.

La paralysie du sommeil est un trouble du sommeil caractérisée par une incapacité à réaliser des mouvements volontaires (inhibition des muscles volontaires) au cours de la transition entre l'état de veille et le sommeil.

Le trouble de personnalité paranoïaque est caractérisé par une méfiance soupçonneuse envers les autres dont les intentions sont interprétées comme malveillantes.

Le trouble d'anxiété sociale (phobie sociale) est caractérisé par une crainte ou un évitement des interactions sociales et des situations qui impliquent la possibilité d'être observé(e).

Le raisonnement motivé, ou la cognition motivée, est un biais cognitif qui consiste à prêter attention aux informations qui confirment ses croyances et à rejeter celles qui les remettent en question ainsi qu'à développer des rationalisations pour maintenir ses croyances.

La restriction du sommeil est une technique notamment employée dans le cadre d'une thérapie cognitivo-comportementale pour le traitement de l'insomnie chronique qui vise à éliminer les réveils prolongés et à réduire le temps passé au lit au temps de sommeil.

Ils sont exclusivement réalisés par les établissements autorisés en psychiatrie et selon 3 modes d’admission : - soins psychiatriques à la demande d’un tiers, en urgence ou non (SDT ou SDTU) - soins psychiatriques en cas de péril imminent sans tiers (SPI) - soins psychiatriques sur décision du représentant de l’Etat (SDRE)

Le risque suicidaire est associé à une fragilité psychique au départ, qui se manifeste à travers différents indicateurs, comme : l’anxiété, la tristesse, la fatigue, l’irritabilité, l’agressivité, les troubles du sommeil, un sentiment d’échec, d’inutilité, de dévalorisation, l’impuissance à trouver des solutions à ses problèmes, des troubles du comportement alimentaire, des troubles addictifs, l’isolement. Les signes de haut risque sont : le désespoir, une souffrance psychique intense, la réduction du sens des valeurs, un goût pour le morbide, la recherche d’armes à feu. Des signes de très haut risque peuvent être une accalmie suspecte ou un comportement de départ.

Les unités pour malades difficiles (UMD), services psychiatriques spécialisés, admettent uniquement des personnes qui « présentent pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté nécessaires ne peuvent être mis en œuvre que dans une unité spécifique » (art. L.3222-3 du code de la santé publique ).