FAQ

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Généralités

Carnet de santé. Tous les examens médicaux récents (prise de sang, autre examen, même s’ils ne semblent pas avoir de rapport immédiat avec la consultation psychiatrique). Carte d’identité. Cartes vitale et mutuelle.

Le principe de la sectorisation vise à soigner les personnes en souffrance psychique au plus près de leur lieu de résidence. Ainsi, le département de Paris, comme l’ensemble des départements français fait l’objet d’un découpage géographique par zone.

Dans les situations de crise aigues, une hospitalisation temporaire, parfois sans consentement, peut être nécessaire, afin de protéger la personne.

• Psychiatre /neurosychiatre/neurologue conventionné secteur 1, déclaré comme médecin traitant : 39,70€ dont 26,79€ remboursés par la Sécurité Sociale • Psychiatre /neurosychiatre/neurologue secteur 2, déclaré comme médecin traitant : honoraires libres, base de remboursement 37€ dont 24,90€ remboursés par la Sécurité Sociale • Psychiatre /neurosychiatre/neurologue conventionné secteur 1 ou secteur 2 avec option de coordination, consulté sur avis du médecin traitant : 43,70€ dont 29,59€ remboursés par la Sécurité Sociale • Psychiatre /neurosychiatre/neurologue secteur 2, consulté sur avis du médecin traitant : honoraires libres, base de remboursement 37€ dont 24,90€ remboursés par la Sécurité Sociale • Psychiatre /neurosychiatre/neurologue conventionné secteur 1 ou secteur 2 avec option de coordination, consulté pour avis ponctuel : 57,50€ dont 39,25€ remboursés par la Sécurité Sociale • Psychiatre /neurosychiatre/neurologue secteur 2, consulté pour avis ponctuel : honoraires libres, base de remboursement 57,50€ dont 39,25€ remboursés par la Sécurité Sociale Les honoraires des séances des psychanalystes et psychothérapeutes  sont fixés avec chaque patient et ne sont en général pas remboursés par la Sécurité Sociale (la question du remboursement ou non des séances dépend des situations et est à discuter avec le psychanalyste.).

Les CMP sont des établissements publics (en général) et pluridisciplinaires où travaillent des psychiatres, des psychologues, des infirmières, des assistants sociaux et autres intervenants de santé mentale. Les CMP couvrent l’ensemble des soins et des besoins extrahospitaliers des secteurs psychiatriques. Ils sont des lieux de soins médico socio psychologiques variés et sans frais pour les patients.

Le psychiatre Il est médecin, spécialisé dans le diagnostic et la prise en charge des pathologies mentales. Il est le seul des « psys » à prescrire des médicaments et dont les consultations sont remboursées par la sécurité sociale.   Le psychologue Il a fait des études de psychologie. Il assure le soutien des personnes en souffrance psychique au moyen d’entretiens réguliers, individuels ou en groupe.   Le neuropsychologue C’est un psychologue qui a validé 5 années universitaires en psychologie dont 2 ans de spécialisation en neuropsychologie. Il s’intéresse aux fonctionnements et dysfonctionnements cognitifs d’un point de vue neurologique : il fournit une compréhension scientifique des relations qu’entretiennent le cerveau et les fonctions cognitives.   Le psychothérapeute Il peut être psychologue ou psychiatre. Il est également formé à un type de psychothérapie : cognitive, comportementaliste, systémique ou psychanalytique par exemple.

Je souhaite aider mon enfant

Tenter de rejoindre un endroit calme. Reprendre une respiration lente en se concentrant sur les mouvements respiratoires. S’il existe un traitement médicamenteux prescrit pour ces crises, le prendre dès le début de la crise, sans attendre. Une fois la crise passée, consulter un médecin pour confirmer le diagnostic (ou infirmer un autre diagnostic), et discuter une prise en charge en cas de récurrence des crises (psychothérapie, traitement médicamenteux).

► Dans tous les cas : si le jeune est d’accord ou mobilisable, l’accompagner aux urgences de l’hôpital le plus proche. On peut appeler au préalable pour savoir si un psychiatre de garde est bien présent. ► Si le jeune n’est pas d’accord, il faut appeler les pompiers en expliquant la situation, afin que ceux-ci puissent intervenir et conduire le jeune aux urgences, comme lors d’une autre situation médicale urgente.

Nul ne connaît à l’avance sa vulnérabilité génétique à développer une maladie psychiatrique. Aussi, au-delà de son caractère illégal, le message de prévention consiste à mieux informer les sujets consommateurs du lien étroit dorénavant bien établi entre la consommation de cannabis et le développement d’un trouble psychiatrique à l’adolescence ou au début de l’âge adulte et en particulier la schizophrénie. L’existence d’une consommation de cannabis associée à un retentissement fonctionnel dans le quotidien (isolement social, difficultés scolaires ou professionnelles, idées bizarres, tristesse… Cf plus haut) doit inciter à consulter un professionnel de santé mentale (psychiatre et/ou psychologue). En bref : • Il vaut mieux consulter un psychiatre pour rien que de consulter trop tard. • Tous les effets du cannabis sur le cerveau ne sont pas irréversibles, plus l’arrêt de la consommation est précoce, meilleur sera le rétablissement.

Les signaux d’alerte sont : • L’incapacité à faire face aux tâches de la vie quotidienne, difficultés à entrer en contact avec les autres • La répétition d’une même situation : accumulation de douleurs physiques, troubles du sommeil persistants • Les actes agressifs fréquents contre soi-même : consommations excessives d’alcool, cannabis, médicament ou autre, scarifications, attitudes alimentaires trop restrictive ou trop excessive Si ces signes d’alerte ont un retentissement sur le fonctionnement du jeune, se répètent, s’accumulent et durent plus de 6 mois : il faut chercher de l’aide. ► CONSULTER NOTRE FICHE INFO SUR LA SANTÉ MENTALE DES ADOLESCENTS ET JEUNES ADULTES

Je souhaite aider mon parent

Il n’est pas toujours facile de convaincre un proche de consulter. Les arguments usant de la culpabilisation, de la menace ou plus généralement s’appuyant sur des éléments négatifs sont inutiles et peuvent être préjudiciables. Au contraire une approche positive, en reformulant les plaintes du proche, et en suggérant qu’une aide pourrait améliorer son état peut être une approche vraiment aidante. En cas d’urgence, les pompiers peuvent être contactés.

La première aide consiste à s’assurer qu’il existe une prise en charge de cette maladie. Il est souvent difficile de prendre la décision d’aller consulter un médecin psychiatre, et les proches peuvent être un soutien primordial. Un soutien au quotidien peut être assuré également en se documentant sur les pathologies mentales, auprès d’associations ou de sites de référence (UNAFAM, PROFAMILLE)

Je souhaite aider un-e ami-e

Il n’y a pas de réponse unique, chaque situation est différente. L’idée principale est de se comporter normalement. Vous n’êtes pas le médecin de votre ami(e), et vous ne devez pas prendre ce rôle. Vous pouvez écouter les plaintes comme un ami le ferait, et rassurer avec empathie. Situations spécifiques : dois-je dire à mon ami qu’il délire ? que c’est dans sa tête ? Il est généralement inutile d’essayer de « convaincre » quelqu’un que ses idées sont délirantes, non réelles. Il faut plutôt tenter de faire le lien avec le psychiatre, afin qu’une évaluation médicale puisse être portée sur ces idées. (Etc…)

La dépression n’est pas synonyme de déprime. Il s’agit d’un diagnostic porté par un médecin, et pour lequel il existe des traitements. Il est généralement inutile, voire nuisible de proposer à la personne souffrante de « se secouer ». La dépression est une maladie, qui peut nécessiter un traitement. La première aide consiste à accompagner son ami vers une démarche de soins, en l’aidant par exemple à consulter un professionnel de santé mental, en l’occurrence un psychiatre.

Je suis adolescent / jeune adulte

  Pour les personnes présentant un comportement suicidaire, il semblerait que le lithium et certains antidépresseurs de deuxième génération participent à la diminution du risque suicidaire. Cette prise en charge peut être associée à une psychothérapie pour apporter un soutien et diminuer ainsi le risque suicidaire. Dans les situations de crise aigues, une hospitalisation temporaire peut être nécessaire afin de protéger la personne. Le médecin généraliste peut orienter vers un spécialiste. Les Centres Médico-Psychologiques proposent des consultations et des prises en charges. En cas d'urgence, cliquez sur URGENCE en haut à droite de cette page et contactez l'un des numéros renseignés.

La prise en charge doit être globale et associer un traitement médicamenteux, une prise en charge psychologique et un accompagnement social. Il est conseillé de demander l’avis de son médecin généraliste qui pourra orienter vers une consultation ou un service spécialisé en fonction de la situation.

• 59 % des jeunes de 17 ans ont déjà été ivres • 49 % ont connu une alcoolisation ponctuelle importante (API) dans le mois • Une consommation au-dessus de la moyenne européenne en France L’installation d’une addiction implique au moins trois mécaniques : • Une augmentation de la motivation à consommer la drogue (recherche de plaisir), • Un état émotionnel négatif (recherche d’un soulagement), • Une diminution de la capacité à se contrôler (perte de contrôle de la consommation).

• Le traitement de tout état dépressif comporte un volet psychothérapique qui peut être la dimension de soutien psychologique dispensée par le médecin sollicité pour traiter cet état • Une psychothérapie codifiée, le plus souvent psychodynamique ou cognitivo-comportementale, ne peut généralement être mise en œuvre qu’après la phase aiguë de l’état dépressif ; • Un traitement médicamenteux est nécessaire lors d’un épisode dépressif majeur défini par des critères diagnostiques précis. Différents types d’antidepresseurs peuvent être utilisés en fonction des antécédents et de l’intensité des symptômes. La durée du traitement est d’environ 9 mois à 1 an. • Il n’y a aucune antinomie entre psychothérapie et traitement médicamenteux : les deux modalités doivent être pertinemment mises en œuvre, chacune à sa place selon les étapes du soin. Les thérapies cognitivo-comportementales ont apporté la preuve de leur efficacité dans les états dépressifs d’intensité modérée. Leur impact est surtout évident sur la qualité de la rémission à l’issue de l’épisode. En France, la Haute Autorité de Santé recommande que pour les états dépressifs de faible intensité soit d’abord proposée une psychothérapie : cette recommandation est une forme de reconnaissance de la difficulté à tracer la limite entre dépressivité et dépression, entre psychologie ordinaire et maladie dépressive.

En tant que personne mineure, vous pouvez : • Vous rendre dans un Centre Médico Psychologique • Consulter un-e psychologue ou un-e infirmière scolaire • Vous rendre au Planning familial  • Consulter un-e assistant-e social-e

TROUBLES PSYCHIATRIQUES POUVANT ÊTRE INDUITS PAR LE CANNABIS Au-delà des difficultés dans le fonctionnement intellectuel au sens large, le cannabis peut induire des troubles psychiatriques : • Modifications de l’humeur • Anomalies de la perception • Emergence d’idées délirantes • Déficit d’énergie et de motivation Le risque de schizophrénie est deux fois plus important chez les consommateurs de cannabis. Cette association est indépendante de l’âge, du sexe, de l’appartenance ethnique, du milieu urbain ou de la consommation d’autres produits. ► CONSULTER NOTRE FICHE INFO SUR LE CANNABIS  

Troubles et syndromes : définitions et solutions

Dans les classifications actuelles (DSM-IV, CIM-10), séquelles d’un traumatisme psychique, dont la fréquence chez les vétérans du Viêtnam a suscité une réactualisation du syndrome de répétition de la névrose traumatique. 

L'autisme est défini par l'académie de médecine comme un détachement de la réalité extérieure accompagné de la prévalence de la vie intérieure.  Selon le Centre d'Évaluation Neuropsychologique et d'Orientation Pédagogique, le trouble du spectre de l’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui touche principalement la communication socioémotionnelle et donc la réciprocité sociale combinée à la présence d’intérêts restreints et stéréotypés chez le petit, le jeune ou l’adulte autiste.

Tableau clinique dont le modèle, l’accès mélancolique aigu, réversible spontanément ou sous traitement, associe dans sa forme la plus complète: tristesse, ralentissement psychomoteur majoré le matin, idées de suicide et de mort, anxiété, insomnie des petites heures de la nuit, perte de l’appétit et amaigrissement, idées délirantes de culpabilité. La dépression est un ensemble de signes regroupés en fonction de la personnalité́ de l’individu, de son histoire personnelle et familiale, de son environnement, du contexte et qui, sous le regard spécialisé du médecin, et en référence à des critères acceptés internationalement, seront éventuellement considérés comme des symptômes dont la combinaison permettra d’évoquer un diagnostic de dépression. Certains la qualifie comme « une incapacité́ à vivre le quotidien, à habiter, à penser, à travailler, à se préoccuper des siens, à s’occuper, à manger, à dormir, à faire l’amour ». Et ces incapacités sont vécues douloureusement.

Crainte angoissante, incoercible bien que vécue comme irrationnelle par le patient, déclenchée par un objet ou une situation sans caractère objectivement dangereux et disparaissant .en leur absence; elle peut s’accompagner de conduites d’évitement ou de réassurance.

Le Trouble Obsessionnel Compulsif représente la répétition de pensées intrusives, les obsessions, et/ou des comportements répétés et ritualisés, des compulsions, avec un caractère irrépressible et envahissant.

ABUS : Utilisation répétée d’une substance / d’un comportement conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison OU une mise en danger physique OU des problèmes judiciaires OU des problème interpersonnels ou sociaux, persistants ou récurrents. DÉPENDANCE : Ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques, survenant à la suite d’une consommation répétée d’une substance psychoactive, associés à : un désir puissant de prendre la substance ; un difficulté à contrôler la consommation ; une poursuite de la consommation malgré les conséquences nocives ; un désinvestissement progressif des autres activités et obligations, au profit de cette substance ; une tolérance accrue et parfois un syndrome de sevrage physique.

ANOREXIE MENTALE •  Restrictions énergétiques menant à un poids < au poids normal pour le sexe, l’âge et la taille •  Peur intense de prendre du poids ou de devenir gros •  Altération de la perception du poids et du corps avec influence sur l’estime de soi et déni de la gravité de la maigreur actuelle. BOULIMIE •  Survenue récurrente de crises c’est-à-dire d’une phase de grande absorption de nourriture, en un temps limité et sentiment de perte de contrôle •  Comportements compensatoires visant à prévenir la prise de poids (vomissements, laxatifs, jeûne, activité physique …) •  Crises et comportements compensatoires survenant au moins 1 x / semaine sur une période de 3 mois •  Estime de soi influencée par le poids et la silhouette Le trouble peut apparaître même sans épisode d’anorexie mentale HYPERPHAGIE BOULIMIQUE Survenue récurrente de crises de boulimie avec sentiment de perte de contrôle. Les crises sont associées à au moins 3 des critères suivants : •  Prise alimentaire extrêmement rapide et bien supérieure à la normale •  Mange jusqu’à ressentir une distension abdominale inconfortable •  Mange de grandes quantités de nourriture sans sensation de faim •  Mange seul(e) car se sent gêné(e) de manger une telle quantité de nourriture •  Après les crises, ressent dégoût de soi, dépression ou grande culpabilité •  Comportement boulimique au moins 1 x / semaine sur une période de 3 mois Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés et n’intervient pas exclusivement au cours de l’anorexie ou de la boulimie. ► CONSULTER NOTRE FICHE INFO SUR LES TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE